L’eau s’impose comme un enjeu de coopération entre les populations et les États. Sa gestion durable peut contribuer à prévenir les tensions liées à l’accès à cette ressource essentielle et à soutenir le développement des communautés. C’est autour de ces questions que s’est tenue la 4ᵉ Biennale de Luanda, les 22 et 23 octobre 2026, en Angola.
À cette occasion, la ministre Euphrasie Kouassi Yao est intervenue sur le thème "Eau, paix et coopération transfrontalière". Son intervention a notamment mis en avant le rôle des femmes dans la gestion de l’eau, la prévention des conflits et la consolidation de la paix.
Dans une communication consacrée à cette participation, l’ONG Femmes Ivoiriennes en Politique (FIP), par la voix de sa présidente, Rebecca Yao, a salué la contribution de la ministre et la visibilité accordée aux initiatives développées en Côte d’Ivoire.
L’accès à l’eau et sa gestion constituent des questions importantes pour les populations, particulièrement lorsque plusieurs communautés ou pays partagent les mêmes ressources. La concertation entre les acteurs concernés peut favoriser une utilisation plus durable de cette ressource et contribuer à limiter les tensions.
Le thème abordé à Luanda souligne ainsi les liens entre la gestion de l’eau, la coopération transfrontalière et la stabilité des communautés. Il met également en évidence la nécessité d’associer différents acteurs aux décisions qui concernent les ressources naturelles.
Pour la FIP, la participation d’Euphrasie Kouassi Yao rappelle la place que les femmes peuvent occuper dans ces processus. Leur implication dans les mécanismes de décision et de prévention des conflits constitue, selon l’organisation, un levier à valoriser dans les politiques de développement et de consolidation de la paix.
Cette approche concerne directement les communautés ivoiriennes, pour lesquelles l’accès aux ressources naturelles, leur préservation et leur gestion collective représentent des enjeux de développement.
La FIP a également salué la valorisation de plusieurs initiatives ivoiriennes lors de cette rencontre internationale. Parmi elles figurent la Chaire UNESCO Eau, Femmes et Pouvoir de Décisions (CUEFPOD), la méthode COFA "Conscientiser, Former, Agir " et le programme Crea-Paix.
Ces initiatives sont présentées par l’organisation comme des références de l’expérience ivoirienne en matière de participation des femmes, de prise de décision et de consolidation de la paix.
La CUEFPOD est notamment citée pour son lien entre les questions liées à l’eau et la place des femmes dans les processus décisionnels. La méthode COFA met, quant à elle, l’accent sur une démarche articulant sensibilisation, formation et action. Le programme Crea-Paix figure également parmi les dispositifs mis en avant par la FIP.
Les informations communiquées ne détaillent toutefois pas les résultats obtenus par ces initiatives, leur nombre de bénéficiaires ou les projets présentés pendant la Biennale. Ces éléments permettraient de mesurer plus précisément leur portée et les possibilités de reproduction dans d’autres contextes africains.
Au-delà de la gestion de l’eau, la participation ivoirienne à la Biennale de Luanda remet en avant une question plus large : celle de la représentation des femmes et des jeunes dans les instances où se prennent les décisions.
Pour la FIP, la paix durable et le développement nécessitent leur implication effective. Cette orientation suppose de leur donner une place dans les mécanismes de concertation, les politiques publiques et les initiatives communautaires.
L’organisation, dirigée par Rebecca Yao, réaffirme ainsi son engagement en faveur du leadership féminin, de la coopération et de la promotion des femmes dans les espaces de décision.
La participation d’Euphrasie Kouassi Yao à cette quatrième édition offre une occasion de porter ces enjeux dans un cadre international. Elle permet également de mettre en avant des initiatives ivoiriennes qui associent la question de l’eau à celle de la paix et du pouvoir de décision.
La portée de ces orientations dépendra de leur traduction en actions concrètes. Le renforcement de la participation des femmes et des jeunes, la diffusion des bonnes pratiques et la coopération entre les acteurs concernés constituent des pistes pour prolonger les échanges.
Pour les populations, l’enjeu est de bénéficier d’une gestion plus durable des ressources et de mécanismes de prévention des conflits adaptés aux réalités locales.
En saluant la participation de la ministre à la Biennale de Luanda, la FIP réaffirme sa volonté de contribuer à une société où les femmes prennent pleinement part aux décisions. La rencontre rappelle ainsi que la gestion de l’eau, la coopération et l’inclusion peuvent être abordées conjointement dans les efforts en faveur d’un développement durable et d’une paix durable.
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