La justice française poursuit ses investigations sur les crimes présumés commis dans le contexte du conflit en Ukraine. Un Ukrainien né en 1979 à Donetsk a été mis en examen puis écroué en France après son interpellation dans le cadre d’une enquête menée par le Parquet national antiterroriste (Pnat).
L’homme, identifié comme Yehven B., est soupçonné d’avoir participé à des actes de torture dans la prison d’Izoliatsia, située dans la région de Donetsk, alors sous le contrôle de séparatistes prorusses soutenus par Moscou.
Ancien centre d’art contemporain, Izoliatsia avait été transformé en prison à partir de 2014 pour y détenir des personnes soupçonnées de soutenir le gouvernement ukrainien, selon plusieurs organisations de défense des droits humains, dont Amnesty International.
Le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme estime que plusieurs centaines de personnes y ont été détenues et soumises à des actes de torture, avant et après l’invasion russe de l’Ukraine en 2022.
Selon le Parquet national antiterroriste, l’enquête préliminaire s’appuie notamment sur les témoignages d’anciens détenus qui ont dénoncé le rôle présumé de Yehven B. au sein de cette prison. Lui-même détenu à l’époque, il aurait servi de supplétif auprès des geôliers.
Les enquêteurs le soupçonnent d’avoir participé à des interrogatoires violents, à l’extorsion d’aveux ainsi qu’à des actes de torture, de traitements inhumains et dégradants. Des violences de nature sexuelle lui sont également reprochées.
L’enquête a été menée avec l’appui de l’Office central de lutte contre les crimes contre l’humanité (OCLCH), en coopération avec les autorités ukrainiennes et plusieurs organisations de la société civile.
Les investigations ont permis de recueillir des témoignages en France et en Ukraine, mettant en lumière un système de violences systématiques, notamment des humiliations et sévices sexuels infligés aux prisonniers d’Izoliatsia.
Cette affaire illustre la volonté des autorités judiciaires françaises de poursuivre les auteurs présumés de crimes internationaux présents sur leur territoire, alors que la guerre en Ukraine continue d’alimenter de nombreuses enquêtes sur des violations graves des droits humains.
Contactez-nous au +225 XX XX XX XX
Réservation: contact@media-actus.ci
Laissez un commentaire