La propriété intellectuelle au service de la jeunesse africaine. Abidjan accueille la deuxième édition de la Conférence HIPOC, un rendez-vous régional de haut niveau qui réunit les responsables des structures nationales de propriété intellectuelle des 17 États membres de l'OAPI, ainsi que des représentants des gouvernements et des partenaires au développement.
Le président de la cérémonie d'ouverture au nom du ministre du Commerce, Souleymane Diarrassouba, le ministre de la Culture et de la Francophonie, François Amichia Remarck, a souligné le rôle stratégique de la propriété intellectuelle dans la transformation économique des États africains. « La propriété intellectuelle est le carburant de l'innovation, elle-même moteur de l'industrialisation et de la valorisation de nos richesses », at-il déclaré.
Le Directeur général de l'OAPI, Denis Bohoussou, a indiqué que cette conférence constitue un cadre privilégié d'échanges entre les États membres et l'OMPI sur les grandes évolutions de la propriété intellectuelle à l'échelle mondiale. « Cette rencontre doit être le point de départ d'une nouvelle dynamique régionale en faveur de l'entrepreneuriat des jeunes, dans un environnement toujours plus numérique », a-t-il affirmé.
Le Directeur général de l'OMPI, Daren Tang, a souligné que les investissements dans les actifs immatériels dépassent désormais ceux consacrés aux actifs matériels. " La propriété intellectuelle ne peut plus être réservée à seuls experts et techniciens. Elle doit devenir un catalyseur permettant aux innovateurs de développer leurs idées à grande échelle ", a-t-il déclaré.
Placée sous le thème « Propriété intellectuelle et entrepreneuriat des jeunes : comment bâtir un écosystème innovant et inclusif », la conférence HIPOC 2026 entend formuler des recommandations concrètes pour renforcer les politiques publiques et favoriser l'émergence d'un environnement propice à la création d'entreprises dans l'espace OAPI.
La propriété intellectuelle n'est plus l'affaire des seuls experts. À Abidjan, l'OAPI, l'OMPI et les États membres veulent en faire un levier pour les jeunes entrepreneurs africains. Car protéger une idée, c'est aussi permettre à ceux qui innovent d'en vivre. Et quand la jeunesse crée, toute une économie en profite. Les conclusions des travaux sont très attendues. L'Afrique de l'innovation se construit aussi à travers ces réflexions. À suivre de près.
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