L'air que nous respirons est en danger. C'est le constat alarmant dressé par le ministre Abou Bamba à l'occasion de la Journée mondiale de l'environnement 2026, placée sous le thème "Air-Action pour le climat ". L'objectif : sensibiliser et mobiliser les populations et les décideurs sur la nécessité d'améliorer la qualité de l'air et de renforcer l'action climatique.


"J'invite donc nos entreprises à se conformer au code de l'environnement, à adopter des technologies plus propres et à investir dans l'économie circulaire", a déclaré le ministre.


Selon Abou Bamba, dans les grandes villes comme Abidjan, Bouaké, Korhogo et San Pedro, la qualité de l'air subit les effets combinés du transport routier, du brûlage des déchets, des feux de brousse, des activités industrielles, des poussières de chantiers et de certaines pratiques non conformes.


Les chiffres sont éloquents. En Côte d'Ivoire, les études estiment que la pollution de l'air contribue à plus de 12 000 décès par an, principalement liés aux maladies respiratoires et cardiovasculaires.


Face à cette situation, le gouvernement intensifie ses initiatives : consolidation du cadre juridique, réduction de 30 % des émissions de méthane et de carbone noir d'ici 2030, reboisement de près de 3 millions d'hectares pour restaurer 20 % de la couverture forestière d'origine, valorisation du Parc national du Banco, accélération vers la transition énergétique et la mobilité propre. Le gouvernement renforcera également le contrôle des émissions industrielles, notamment celles liées aux cimenteries et aux centrales à béton.


Interrogée sur la question, une citoyenne vivant à Abidjan témoigne : " Chaque jour, je respire la fumée des véhicules et des brûlis. Mes enfants toussent régulièrement. Le ministre a raison d'alerter. Mais il faut des actes concrets et rapides. Nous voulons vivre vieux et en bonne santé."


Pour conclure, Abou Bamba a souligné que la pollution de l'air n'est pas seulement un problème environnemental, mais aussi un problème économique. "Préserver l'air, c'est aussi préserver la santé, l'espérance de vie, la productivité et la compétitivité du pays", a-t-il affirmé.


12 000 décès par an. Derrière ce chiffre, des familles, des enfants, des vies fauchées. La Journée mondiale de l'environnement est l'occasion de rappeler une vérité simple : l'air pur n'est pas un luxe. C'est un droit. Les entreprises sont appelées à agir. Le gouvernement promet de renforcer les contrôles. Mais chaque citoyen, à son niveau, peut aussi faire la différence. Ne plus brûler ses déchets, privilégier les transports propres, planter un arbre. La planète nous regarde. Et nos poumons aussi. Agissons. Maintenant.