Le ministère de la Santé, de l’Hygiène publique et de la Couverture maladie universelle, à travers la Direction de l’information sanitaire, poursuit ses efforts pour renforcer l’utilisation des données dans le pilotage du système de santé.


Un atelier de validation des bulletins trimestriels de rétro-information des premier et deuxième trimestres de 2026 s’est tenu du 25 au 27 août à Dabou, dans la région des Grands-Ponts.


Pendant trois jours, les équipes techniques ont examiné les projets de bulletins, apporté les corrections nécessaires et procédé à leur validation.


L’objectif est de mettre à la disposition des acteurs de la santé des informations consolidées, fiables et directement exploitables pour orienter les décisions et suivre les performances du système sanitaire.


Les bulletins de rétro-information permettent au niveau central de restituer aux différents acteurs les informations issues du système sanitaire.


Ces données constituent un outil d’aide à la décision pour les responsables et les structures intervenant aux différents niveaux de la pyramide sanitaire.


Elles peuvent notamment contribuer à identifier les évolutions observées dans le secteur de la santé, à suivre les interventions et à orienter les actions en fonction des besoins constatés sur le terrain.


La validation de ces documents vise ainsi à garantir une meilleure circulation de l’information entre le niveau central et les structures sanitaires.


Les travaux ont été conduits sous la supervision du directeur de la Direction de l’information sanitaire, Dr Adama Sanogo Pongathié, en présence du directeur régional de la Santé des Grands-Ponts, Dr Okamou Akui.


L’atelier a réuni plusieurs directions centrales, instituts et programmes nationaux du ministère de la Santé.


Parmi les structures représentées figuraient notamment la Direction des ressources humaines (DHR), la Direction de la communication et des relations publiques (DCRP), l’Institut national de santé publique (INSP), le Programme national de lutte contre le paludisme (PNLP), ainsi que plusieurs programmes nationaux spécialisés.


Cette participation vise à croiser les données et les expertises afin d’améliorer la qualité des informations contenues dans les bulletins.


L’atelier a été financé par l’UCP-Fonds mondial.


La Direction de l’information sanitaire occupe une place importante dans la gestion des données de santé en Côte d’Ivoire.


Elle s’appuie notamment sur le Système d’information de gestion (SIG), mis en place en 1995 pour centraliser les données de routine du système sanitaire.


Ces informations servent à produire différents outils de suivi et d’analyse. Parmi eux figure le Rapport annuel sur la situation sanitaire (RASS), qui permet de dresser un bilan des interventions et d’apprécier les performances du système de santé.


La disponibilité de données structurées et régulièrement actualisées constitue donc un enjeu pour le pilotage des politiques sanitaires.


À travers la validation des bulletins des deux premiers trimestres de 2026, la DIS entend renforcer le retour d’information vers les acteurs de terrain.


L’enjeu est de faire en sorte que les données collectées dans les établissements et structures sanitaires ne restent pas de simples statistiques, mais qu’elles puissent servir à orienter les interventions.


Pour les acteurs du système de santé, disposer d’informations consolidées permet notamment de mieux suivre les activités et d’identifier les priorités.


La démarche engagée à Dabou s’inscrit ainsi dans une logique d’amélioration continue de la qualité de l’information sanitaire en Côte d’Ivoire.


La prochaine étape consistera à assurer la diffusion et l’utilisation effective des bulletins validés auprès des différents acteurs de la pyramide sanitaire.