La question de la dette africaine réunit cette semaine à Nairobi des acteurs politiques, techniques et de la société civile venus de plusieurs pays du continent.


Le RIDDEF figure parmi les organisations participantes à la sixième édition de la Conférence africaine sur la dette et le développement, organisée par l’African Forum and Network on Debt and Development (AFRODAD) du 26 au 28 août 2026 au Radisson Blu de Nairobi.


La délégation ivoirienne est conduite par Chantal Ayemou, présidente du RIDDEF.


Cette édition de l’AfCoDD VI est placée sous le thème : « From Fragmentation to Influence: Advancing the Common African Position on Debt », soit « De la fragmentation à l’influence : faire progresser la position africaine commune sur la dette ».


Les discussions portent notamment sur les moyens de renforcer la coordination des pays africains face aux enjeux liés à l’endettement et de transformer les positions communes du continent en actions concrètes.


La conférence accorde également une place importante à la participation citoyenne et au rôle des organisations de la société civile dans le suivi des politiques publiques liées à la dette et au développement.


La rencontre intervient dans le prolongement de l’adoption, en février 2026, de la Position africaine commune sur la dette (CAP on Debt).


Ce cadre continental vise à renforcer la solidarité entre les pays africains face aux défis liés à la dette et à favoriser une approche commune dans les discussions internationales.


À Nairobi, les participants cherchent notamment à réfléchir aux moyens de donner une traduction opérationnelle à cette position et d’accroître son poids dans les débats sur l’architecture financière internationale.


Pour les organisations de la société civile, l’enjeu consiste également à renforcer le contrôle citoyen et la responsabilité des différents acteurs impliqués dans la gestion de la dette.


L’AfCoDD VI réunit des responsables politiques, des experts, des représentants d’organisations de la société civile et d’autres acteurs concernés par les questions de dette et de développement.


Les échanges doivent permettre de favoriser le dialogue entre ces différents acteurs et de construire une mobilisation plus large autour des enjeux de financement du développement en Afrique.


La participation du RIDDEF s’inscrit dans cette dynamique. L’organisation ivoirienne entend notamment contribuer aux réflexions sur la justice économique et financière sur le continent.


Pour le réseau, la question de la dette ne se limite pas aux indicateurs économiques. Elle peut également avoir des répercussions sur les politiques publiques et, par conséquent, sur les conditions de vie des populations.


Les débats sur la dette africaine présentent un intérêt particulier pour les pays du continent, confrontés à la nécessité de financer leurs politiques de développement tout en préservant leurs marges de manœuvre budgétaires.


En Côte d’Ivoire, comme dans les autres économies africaines, la mobilisation de ressources pour financer les infrastructures, les services sociaux et les investissements constitue un enjeu majeur.


La participation d’une organisation ivoirienne à cette conférence permet ainsi de porter dans les discussions continentales les préoccupations liées à la gouvernance économique, à la transparence et à l’impact des choix financiers sur les populations.


À travers cette conférence, AFRODAD souhaite notamment contribuer à la construction d’un mouvement citoyen capable de demander davantage de transparence et de responsabilité dans la gestion des questions liées à la dette.


Pour le RIDDEF, cette participation traduit son engagement en faveur d’une plus grande justice économique et financière en Afrique.


La rencontre de Nairobi doit désormais permettre aux participants de dégager des pistes d’action susceptibles de renforcer la position commune africaine et d’accroître la capacité du continent à défendre ses intérêts dans les discussions internationales sur la dette.