Yamoussoukro accueille, du 28 au 30 octobre 2026, des spécialistes et des délégations venus échanger sur l’avenir de la neuro-réadaptation en Afrique francophone. Le 3e Congrès ordinaire de la SAFNeR s’inscrit dans la continuité des rencontres organisées au Bénin en 2022 et au Cameroun en 2024.


Le président du CESEC, Dr Eugène Aka Aouélé, a présidé la cérémonie d’ouverture en qualité de patron de l’événement. Il a salué l’organisation de ces assises et souligné l’importance de la réadaptation pour les personnes confrontées à des limitations fonctionnelles ou à une situation de handicap.


Les travaux se déroulent à l’hôpital Moscati autour du thème « Neuro-réhabilitation et développement de la réadaptation en Afrique ». La Belgique, le Burkina Faso, le Bénin, le Mali et le Togo figurent parmi les pays représentés, aux côtés de la Côte d’Ivoire.


Au cœur des échanges figure la place de la réadaptation dans les parcours de soins. Cette démarche vise notamment à aider les personnes à retrouver, préserver ou développer leurs capacités fonctionnelles après une maladie, une lésion ou une atteinte neurologique.


Pour les patients et leurs familles, l’enjeu dépasse le seul traitement médical. La réadaptation peut contribuer à améliorer l’autonomie au quotidien, à faciliter le retour aux activités sociales et à limiter les conséquences d’une perte de capacités.


Lors de la cérémonie d’ouverture, Dr Eugène Aka Aouélé a rappelé que les enjeux de la réadaptation touchent directement à « la dignité humaine, à l’autonomie des personnes et à leur pleine inclusion dans la société ».


Il a plaidé pour le renforcement des structures de soins, la formation de professionnels qualifiés et le développement de la coopération scientifique entre les pays africains.


Ces priorités renvoient à plusieurs défis pour les systèmes de santé : disposer de structures adaptées, former des équipes capables d’accompagner les patients et favoriser les échanges de connaissances entre spécialistes. Le congrès offre ainsi un cadre de réflexion sur les moyens de développer les pratiques de neuro-réadaptation dans les pays participants.


Les informations communiquées ne précisent toutefois pas le nombre de spécialistes présents, les pathologies qui feront l’objet d’ateliers spécifiques ni les recommandations techniques attendues à l’issue des travaux.


La participation de délégations de plusieurs pays témoigne de la dimension internationale de cette rencontre. Les représentants de la Belgique, du Burkina Faso, du Bénin, du Mali et du Togo prennent part aux travaux aux côtés de leurs homologues ivoiriens.


Cette diversité peut favoriser le partage d’expériences et la circulation des connaissances entre professionnels. Elle offre également un cadre pour discuter des approches de soins et des besoins propres aux différents systèmes de santé.


Le président de la SAFNeR, le professeur Oyene Richard Kossi, participe à cette édition aux côtés du professeur Séri Serge Landry, président du comité d’organisation, et du professeur Haïdara Adéréhime, président du comité scientifique. Dr Eugène Aka Aouélé a salué leur contribution à la préparation du congrès.


La rencontre s’inscrit dans une dynamique de collaboration scientifique, alors que les acteurs de la santé cherchent à renforcer les compétences et les dispositifs de prise en charge dans la région.


Au-delà des échanges scientifiques, la question de la traduction des recommandations en actions concrètes reste centrale. Le renforcement des structures de soins, la disponibilité de professionnels qualifiés et l’accompagnement des personnes en situation de handicap constituent des axes importants pour améliorer les parcours de réadaptation.


Dr Eugène Aka Aouélé a assuré que le CESEC resterait attentif aux recommandations issues des travaux, en particulier celles susceptibles de contribuer à une meilleure prise en compte des personnes en situation de handicap.


Il a souhaité plein succès aux assises de Yamoussoukro avant d’en déclarer officiellement l’ouverture.


À l’issue du congrès, les recommandations formulées par les participants seront un élément important pour apprécier les suites données à cette rencontre. Pour les patients et leurs proches, l’enjeu sera de voir comment les réflexions engagées pourront contribuer, à terme, à améliorer l’accès à des soins de réadaptation adaptés et à renforcer l’inclusion sociale.