En effet, ce personnage devenu incontournable dans certains cercles avait acquis une notoriété particulière après avoir publiquement promis de ramener la Coupe d’Afrique des Nations 2025 au Mali. Selon les informations disponibles, cette promesse s’est accompagnée d’importants engagements financiers. D’abord, un premier montant de trois millions de francs CFA aurait été versé pour le lancement des “travaux mystiques”. Ensuite, les versements se seraient intensifiés, dépassant les cent millions de francs CFA, auxquels se serait ajoutée la remise d’un véhicule flambant neuf ainsi que plusieurs transferts d’argent.


Par conséquent, ces transactions, longtemps entourées de mystère, ont fini par attirer l’attention des autorités. L’arrestation de Sinayoko Karamoko marque ainsi un tournant dans une affaire qui dépasse le simple cadre du football pour toucher à des questions de crédulité populaire, de gestion de fonds et, surtout, de responsabilité.


De plus, cette situation met en évidence la place encore importante des croyances mystiques dans certains segments du sport, notamment lorsqu’il s’agit de compétitions de grande envergure comme la CAN. Si la passion et l’espoir des supporters sont légitimes, la justice, elle, entend désormais faire la lumière sur l’usage réel des sommes engagées et sur les mécanismes ayant conduit à de tels paiements.


Ainsi, au moment où le Mali rêve toujours de gloire continentale, cette affaire rappelle que le succès sportif ne peut reposer ni sur des promesses occultes ni sur des pratiques opaques. En dernière analyse, seule la rigueur, la transparence et le travail sur le terrain peuvent ouvrir la voie aux trophées, tandis que la justice, elle, veille à ce que l’illusion ne prenne pas le pas sur la vérité.