Cette opération, techniquement finalisée dès septembre 2024, a consisté au rachat des 1% du capital encore détenu par une personne physique. Cette partie résiduelle, représentant 111 actions, a été cédée pour 1 franc CFA seulement , illustrant la volonté de l'État d'unifier la propriété après une période de partenariat public-privé jugée décevante.
Cette reprise en main totale intervient après plusieurs années de turbulences pour la compagnie. Celle-ci a traversé une crise financière et opérationnelle profonde , marquée par des dettes importantes, des retards chroniques, une flotte vieillissante et une compétitivité affaiblie sur le marché régional. La nationalisation est présentée par les autorités comme un préalable nécessaire pour assainir, restructurer et moderniser l'entreprise en vue d'un projet ambitieux.
Le gouvernement du Capitaine Ibrahim Traoré , arrivé au pouvoir en septembre 2022, a inscrit cette mesure dans sa politique de souveraineté économique et de contrôle des actifs stratégiques nationaux. La compagnie aérienne est considérée comme un outil essentiel pour désenclaver le pays, dynamiser le tourisme et le commerce, et affirmer la connectivité du Burkina Faso sur la scène ouest-africaine et internationale.
Le défi est désormais de taille pour Ouagadougou. Après avoir fermé la parenthèse du partenariat privé, l’État doit désormais prouver sa capacité à piloter efficacement cette entreprise symbolique. Entre les impératifs de rentabilité, les investissements colossaux nécessaires pour renouveler la flotte, et les attentes des voyageurs en matière de fiabilité, la nationalisation n'est qu'un premier pas. Le véritable succès se mesurera à la capacité de l’État à transformer cette compagnie en un véritable ambassadeur des précieux burkinabè, compétitif et sûr.
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