Cet accord, signé en présence du président Félix Tshisekedi et du dirigeant émirati, le cheikh Mohamed ben Zayed Al Nahyane, fixe un objectif chiffré clair : porter le volume des échanges commerciaux bilatéraux de 5 à 10 milliards de dollars d'ici 2030, soit l'équivalent de plus de 2 000 milliards de francs CFA. Pour y parvenir, le partenariat s'articule autour de trois piliers principaux.
Premièrement, il vise à assainir et sécuriser le secteur minier congolais. Le communiqué de la présidence congolaise évoque explicitement la volonté de « briser les réseaux mafieux » grâce à une traçabilité renforcée des minerais et une gouvernance plus rigoureuse. Cette collaboration pourrait s'appuyer sur les technologies et les standards de transparence promus par les EAU, un hub financier et logistique global.
Deuxièmement, l'accord ouvre largement le marché émirati aux produits congolais. Près de 6 000 produits d'origine congolaise, allant probablement des produits agricoles (café, cacao) aux produits semi-transformés, bénéficieront d'un accès préférentiel, avec une baisse des droits de douane. Cette mesure vise à diversifier les exportations de la RDC au-delà des simples matières premières brutes.
Enfin, le partenariat prévoit un renforcement du cadre sécuritaire et logistique pour les transactions commerciales, luttant contre la contrebande et améliorant le climat des affaires. Cet aspect est crucial pour attirer des investissements durables dans un pays qui possède des réserves colossales de cobalt, cuivre, coltan et lithium, essentielles à la transition énergétique mondiale.
En s'alliant avec les Émirats, la RDC ne cherche pas seulement un partenaire commercial de plus. Elle tente de nouer une alliance stratégique capable d'imposer de nouvelles règles dans la chaîne de valeur minière : plus de transparence, moins de prédation. Si cet accord tient ses promesses, il pourrait marquer un tournant historique, transformant la malédiction des ressources en une opportunité réelle de développement structuré, sous le regard d'un partenaire disposant à la fois de capitaux et d'une influence géo-économique majeure. L'enjeu est de taille : que les richesses du sous-sol congolais profitent enfin, et visiblement, à son peuple.
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