La controverse porte sur un symbole : un petit cercle bleu-rose apparu dans l'interface de WhatsApp, qui dirige exclusivement vers l'assistant virtuel propriétaire de Meta, Meta AI avec Llama 4 . Selon la Commission européenne, cette stratégie constitue un abus de position dominante de la part de Meta sur un marché émergent et prometteur, celui des assistants IA intégrés aux messageries.
La vice-présidente de la Commission chargée de la Concurrence, Teresa Ribera , a justifié cette action en nucléaire : "Nous ne pouvons pas permettre aux entreprises technologiques dominantes d'exploiter illégalement leur position dominante pour s'octroyer un avantage industriel . " Bruxelles craint que le verrouillage actuel ne cause des " dommages sérieux et irréparables " à l'innovation et au choix des consommateurs, et menace d'imposer des mesures provisoires si Meta ne modifie pas sa politique.
L'entreprise américaine a immédiatement rejeté les accusations, dénonçant une " logique faussée " de la part des autorités européennes. Un porte-parole de Meta a affirmé que " l'Union européenne n'a aucune raison d'intervenir " dans ce dossier, marquant ainsi le début d'un nouveau bras de fer judiciaire et politique.
Cette confrontation illustre une fois de plus le fossé grandissant entre la vision régulatrice européenne, soucieuse de concurrence et de souveraineté numérique, et celle des géants de la Silicon Valley, défenseurs de leur écosystème propriétaire. Alors que l'IA devient l'enjeu stratégique de la décennie, la bataille pour le contrôle de son accès dans des applications utilisées par des milliards de personnes, comme WhatsApp, n'est pas seulement technique ou commerciale ; elle est profondément politique et déterminera qui façonnera les règles du monde numérique de demain.
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