Face aux vives réactions suscitées par des opérations de remblayages fluvio-lagunaires dans la commune, la Mairie de Cocody a tenu à rétablir sa position, ce mercredi 11 février 2026, lors d’un point de presse. L’institution dirigée par Jean-Marc Yacé dénonce des ''allégations fantaisistes '' et affirme n’avoir accordé aucune autorisation en la matière.
C’est une mise au point ferme qu’a servie la Mairie de Cocody, prise pour cible depuis plusieurs jours sur les réseaux sociaux. Dans une déclaration lue devant les professionnels des médias, Arnaud Guy Valère Kouakou, Conseiller municipal, assisté du Directeur des ressources humaines et des affaires juridiques, a indiqué que l’institution communale ''partage l’émoi légitime '' des populations impactées par des travaux de remblayage, mais tient à dissiper toute équivoque : elle n’est à l’origine d’aucune autorisation.
La Mairie rappelle, à cet effet, le cadre légal en vigueur. C’est le décret n° 2019-591 du 3 juillet 2019 qui réglemente, et interdit de manière générale, les opérations de remblayage, dragage et aménagement des rivages et voies d’eau intérieures.
Toute dérogation éventuelle relève exclusivement du ministre en charge des affaires maritimes et portuaires, précise le texte. Elle est soumise à enquête publique, puis à l’avis d’une commission de quinze membres dont un représentant de la collectivité territoriale concernée avant qu’un arrêté ministériel ne soit pris.
Or, fait observer la Mairie, ''aucune enquête publique relative à des demandes d’autorisation d’exploitation du domaine fluvio-lagunaire n’a été portée à sa connaissance''. Elle affirme également n’avoir jamais été saisie ni associée aux travaux d’une quelconque commission d’autorisation.
Conséquence directe, selon la première municipalité du district d’Abidjan : elle n’a pas le pouvoir d’autoriser ces opérations, et elle n’en a donc autorisé aucune.
Si elle appelle les populations au calme, la Mairie de Cocody promet néanmoins de rester ''saisie de la situation '' et de veiller à la sauvegarde des intérêts des administrés dans le strict respect des règles.
Enfin, sur le volet judiciaire, l’institution prévient : face à la persistance d’''accusations infondées '' et de ''publications diffamatoires '', elle se réserve le droit de saisir la justice.
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