Dans un premier temps, cette condamnation trouve son origine dans un contrat signé en 2023 dans le cadre de l’achat groupé de vaccins organisé par l’Union européenne. À l’époque, Varsovie avait commandé des millions de doses pour protéger sa population. Cependant, les autorités polonaises ont par la suite estimé avoir largement surestimé leurs besoins.










Ensuite, face à cette situation, le gouvernement polonais a refusé de réceptionner près de 64 millions de doses restantes, entraînant de facto un refus de paiement. Une décision qui a conduit Pfizer à saisir la justice en 2023 pour non-respect des engagements contractuels.


Par conséquent, la justice belge a tranché en faveur du groupe pharmaceutique, condamnant la Pologne à payer environ 1,3 milliard d’euros, soit près de 6 milliards de zlotys. Une facture jugée lourde par le ministre des Finances, Andrzej Domański, qui redoute un impact direct sur les ménages et les retraités.


Par ailleurs, ce dossier ravive les débats politiques internes. L’eurodéputé Michał Wawrykiewicz pointe un retrait tardif du mécanisme d’achat européen, tandis que l’ancien député Zbigniew Kuźmiuk évoque des décisions prises dans un contexte d’urgence sanitaire mondiale, où les États étaient sous forte pression pour garantir l’accès aux vaccins.


Toutefois, les autorités polonaises n’entendent pas en rester là. Le ministère de la Santé a introduit un recours, même si le paiement pourrait être exigé avant un second jugement. Dans le même temps, la Roumanie a également été condamnée à verser 600 millions d’euros pour des faits similaires.


En définitive, cette affaire illustre les conséquences financières durables des décisions prises dans l’urgence de la pandémie et rappelle que la gestion de crise peut continuer de peser lourdement sur les États, bien après la fin des turbulences sanitaires.