La réforme, votée à 137 voix pour et 111 contre, donne désormais aux provinces argentines la possibilité de décider des zones protégées et d’y autoriser l’activité économique et minière. Elle avait déjà été approuvée par le Sénat en février. Javier Milei a salué ce vote comme un symbole de "fédéralisme environnemental" et de politique souveraine pour l’exploitation des ressources naturelles. Selon lui, la mesure est essentielle pour attirer les investissements miniers et développer le secteur, notamment dans le cuivre, le lithium, l’or et l’argent. La Banque centrale estime que l’Argentine pourrait tripler ses exportations minières d’ici 2030.
Cependant, cette décision provoque une forte opposition. Depuis 2010, les 17 000 glaciers et zones périglaciaires étaient protégés comme réserves stratégiques en eau. Les opposants à la réforme rappellent que ces glaciers nourrissent les nappes phréatiques, régulent le climat, influencent le niveau de la mer et participent à la biodiversité. Mercredi, plusieurs milliers de manifestants se sont rassemblés devant le Parlement pour protester, brandissant des banderoles proclamant : " L’eau vaut davantage que l’or " et "Un glacier détruit ne revient pas ". Quelques bousculades ont été rapportées avec la police.
Malgré ces tensions, le président Milei se félicite de sa victoire législative et assure que le pays pourra désormais exploiter pleinement ses ressources minérales. Les débats sur l’équilibre entre développement économique et préservation environnementale restent toutefois ouverts et risquent de continuer à polariser l’opinion argentine.
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