Ce volume, réattribué à l'OIA par le Conseil du Café-Cacao, constitue "la dernière phase opérationnelle " du processus de déstockage. Selon Doua, cet enlèvement permettra de réduire fortement les stocks encore immobilisés, de soulager les producteurs et d'amorcer une sortie concrète et visible de la crise qui a secoué la filière ces derniers mois.
Le vice-président de l'OIA s'est dit confiant quant à l'évolution des cours internationaux, à la résilience des producteurs et à la capacité collective de relance de la filière. Il a salué "l'effort exceptionnel consenti par le président de la République, Alassane Ouattara ", qui a mobilisé des ressources importantes issues du fonds de réserve, soit 231 milliards de FCFA, afin de porter le prix bord champ à 1 200 FCFA/kg au lieu de 900 FCFA correspondant à 60% du prix CAF, en soutien aux producteurs.
Doua a adressé les remerciements appuyés de l'OIA aux autorités de l'État pour leur engagement et la reconnaissance de l'organisation à l'ensemble des acteurs de la filière pour leur patience. Il a également lancé un appel à la cohésion, à la responsabilité et à la mobilisation collective en présence du ministre de l'Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières, Bruno Nabagné Koné.
Le porte-voix de l'OIA a souligné que la décision d'annulation des quotas de SITAPA et TRANSCAO, suivie de la réallocation des volumes au profit de l'OIA, constitue une étape décisive dans la résolution de la crise. Le directeur général du Conseil du Café-Cacao, Koné Brahima Yves, a salué l'engagement des unions de coopératives et des différents acteurs avant de se réjouir que cette crise, qu'il a qualifiée de "crise mondiale", arrive à son terme Après des mois de tensions et d'incertitudes, la filière café-cacao ivoirienne voit enfin le bout du tunnel. L'enlèvement accéléré de ces 23 830 tonnes est un signal fort envoyé aux producteurs : l'État et l'ensemble des acteurs sont mobilisés pour que la crise se résorbe rapidement. Mais au-delà de cette urgence, c'est toute la filière qui doit tirer les leçons de cette épreuve pour construire un avenir plus résilient. Les cours mondiaux restent volatils, les défis structurels demeurent. Pourtant, avec un prix bord champ relevé à 1 200 FCFA grâce à la mobilisation des fonds de réserve, et avec la détermination affichée par l'OIA et le Conseil du Café-Cacao, les producteurs peuvent retrouver espoir. Car derrière chaque tonne de cacao, il y a des familles, des villages, toute une économie. Les jours à venir diront si cette mobilisation collective portera ses fruits. Mais une chose est sûre : la Côte d'Ivoire, premier producteur mondial, ne peut pas se permettre de laisser sa filière s'effondrer. Et ce jeudi, à Abidjan, on a senti une réelle volonté de tourner la page. Espérons que les actes suivront rapidement les paroles. Pour le bien de tous.
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